Du sud de l’Italie aux tréfonds de la Corrèze, Mathilde Cami-Debat, fondatrice du Jam Vintage Store, ne cesse de chiner des pièces uniques qu’elle expose dans sa boutique à deux pas de la Canebière. La devanture, coup de sang frais pour la rue Curiol, est signée Bertille Bodin : un jeu de noir, bleu et blanc, qui nous propulse dans un royaume minimaliste de la fripe.
À l’intérieur, la déco mêle pépites dénichées sur Le Bon Coin et œuvres d’artistes marseillais(e)s comme Basile Ghosn ou Iris Marchand. Résultat : une ambiance qui donne envie d’explorer chaque rack à la recherche de la perle rare. Privilégiant la qualité à la quantité, Mathilde – passée par la broderie et le stylisme – propose environ 150 références, de pièces vintage Marc Jacobs ou Jean-Paul Gaultier à des t-shirts venus des quatre coins du globe, toujours impeccables : “Le concept de ma boutique ? Attitude for all ! J’aime l’idée qu’un vêtement puisse immédiatement définir un style.”
Des jeans Kenzo des années 90 à 70 €, une jupe vintage Marithé et François Girbaud à 60 €… Les prix restent sages, toujours calés sur la qualité. Après avoir customisé des jeans qu’elle peint elle-même, Mathilde s’apprête à dévoiler de nouvelles pièces, dont une ligne de créations unisexes fabriquées à partir de tissus seventies chinés par ses soins et confectionnées par Double Double, marque de prêt-à-porter marseillaise. Bien entourée, elle planche aussi sur une collection de foulards avant, peut-être, de lancer ses propres créations. Pump Up the Jam !