Actualités

Ce nouveau train à grande vitesse, baptisé "métro de l'Europe", desservirait plusieurs villes européennes, dont Paris

Avec des vitesses annoncées de 400 km/h, ce réseau ultra-rapide, surnommé le "métro de l’Europe", prévoit une halte dans chaque pays.

Liv Kelly
Écrit par
Liv Kelly
Writer, Time Out Travel
Ce nouveau train à grande vitesse, baptisé "métro de l'Europe", desservirait plusieurs villes européennes, dont Paris
© Starline
Publicité

Le train, c’est l’avenir. C’est ce qu’on nous répète en boucle depuis des années. Mais s’il y a bien un problème avec le rail en Europe, c’est qu’on jongle encore avec des réseaux nationaux morcelés, des billets hors de prix et des trajets plus lents qu’un Paris-Lille en 2CV. Et si l’Europe se dotait d’un vrai réseau ferroviaire, aussi fluide qu’un métro ? Un métro à l’échelle du continent, une ligne à grande vitesse qui traverserait chaque pays européen, du Royaume-Uni à la Turquie, sans frontières ni complications. C’est l’idée un brin mégalo de Starline, un projet qui veut faire du rail le moyen de transport ultime sur le continent.

Ce nouveau train à grande vitesse, baptisé "métro de l'Europe", desservirait plusieurs villes européennes, dont Paris
© Starline

400 km/h et des gares qui ne ressemblent pas à des gares

Avec des trains filant à 400 km/h, Starline promet d’abréger les trajets interminables et d’envoyer aux oubliettes les TGV qui zigzaguent entre mille gares. Sauf que ce n’est pas seulement une question de vitesse. Les gares seront placées en périphérie des grandes villes, loin des centres engorgés, et deviendront de véritables hubs culturels avec des salles de concert, des musées et des espaces événementiels. Autant dire qu’on est loin du hall impersonnel avec son Starbucks hors de prix.

Côté matériel roulant, fini la distinction entre première et seconde classe. Les rames, habillées d’un bleu vif inspiré du drapeau européen, offriront des espaces calmes et des cafés, histoire de voyager sans devoir choisir entre le wagon bruyant et la banquette en plastique d’un vieux TER. Niveau sécurité, Starline joue la carte de la science-fiction appliquée : intelligence artificielle, biométrie et détection automatisée des menaces. On ne sait pas encore si ça veut dire qu’on passera moins de temps à vider son sac devant un agent de sécurité, mais l’idée, c’est d’avoir un système ultra-fluide et rapide.

Ce nouveau train à grande vitesse, baptisé "métro de l'Europe", desservirait plusieurs villes européennes, dont Paris
© Starline

Moins d’avions, plus de train

80 % de vols court-courriers en moins : c’est l’objectif affiché par Starline. Si le projet se concrétise, il pourrait démocratiser le train comme alternative évidente à l’avion, avec des trajets annoncés 30 % plus rapides que la voiture ou le rail classique. Et pour éviter le casse-tête des billets, Starline prévoit un système de billetterie unifié. En gros, une seule plateforme où réserver son trajet, sans avoir à jongler entre trois applications, une carte de fidélité et un abonnement dont on a oublié l’existence.

Ce nouveau train à grande vitesse, baptisé "métro de l'Europe", desservirait plusieurs villes européennes, dont Paris
© Starline

Une révolution aussi pour le fret

Starline ne veut pas seulement révolutionner les trajets passagers. Le projet ambitionne aussi d’accélérer le transport des marchandises à travers l’Europe, notamment les fournitures médicales, les produits frais et les biens manufacturés, en réduisant drastiquement les délais de livraison. Alors, projet visionnaire ou délire utopique ? Starline est encore loin d’être une réalité, mais sur le papier, l’idée est séduisante. Si ce "métro de l’Europe" voit le jour, on signe tout de suite pour un Paris-Berlin en deux heures chrono.

À la une
    Publicité