Un resto très stylé tenu par deux cheffes qui séduit déjà à Goncourt
© Jean-Baptiste Thiriet
© Jean-Baptiste Thiriet

Que faire à Paris cette semaine du 30 mars 2026 ?

Concerts, expos, films, théâtre, bars, restos : notre sélection des meilleures choses à faire cette semaine du 30 mars 2026.

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Ce qu’on aime à Paris, c’est que chaque semaine, il y’a du nouveau à faire. Un bar où les cocktails coulent à flot, un petit bistrot de quartier ou une expo pour remplir sa caisse à culture. Chez Time Out, on sait que vous n’avez pas toujours le temps de vous rencarder sur les bons plans parisiens. Ça tombe bien, nous, si. Voici un petit paquet d’idées pour savoir où sortir cette semaine du 30 mars 2026 à Paris et ainsi donner du coffre à votre vie sociale. Cadeau.

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Que faire à Paris cette semaine du 30 mars 2026 ?

  • Français
  • 10e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Contrairement à ce que dit le proverbe, ici, ce sont les larrones qui font l'Occasion : Candice Brée (ex-Pages) et Margaux Baju (croisée au Perchoir période Alice Arnoux). Ce duo de choc au goût sûr, a relooké une ancienne cantine végé à Goncourt avec le cabinet Lieu. Résultat ? Un cœur de bistrot dans un corps de gastro, plus stylé que Jules Koundé arrivant à Clairefontaine. Les idées claires se ramassent aussi à la fourchette dans le menu du soir à 49€ (4 envois + amuse-bouche & mignardise) : un coloriste crudo de saint-jacques à l’huile de sapin et prouesse de marmelade de mandarine au poivre ; puis un double raviole artichaut-tonka/ ricotta-algues joueuse sur une crème de citron aux noisettes ; avant un plat de haute précision fonctionnaliste à base de filet de julienne, de blette, d’asperges et de sabayon au kosho qui rappelle la belle bistronomie des origines. Le goulot la joue naturel. Et bientôt le dimanche, l’occaz sera aussi à saisir car les deux cuisinières ont des talents de brocanteuses et vont vendre leurs trouvailles en servant des petits coups. On pressent qu’elles iront loin: n’hésitez pas à sauter sur ce resto.  

  • Bars à vins
  • 20e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Du pied à la vigne il n'y aurait qu'un pas… Après Delicatessen, voilà donc une autre cordonnerie ressemelée en bar à vins dont le patronyme très premier degré rend un hommage clair à son ancienne vie artisanale. Le couple Nora Hauber et Jonathan Schweizer (Café des Deux Gares) n'a pas forcé son talent de décorateur : devanture en lettrage 70s intacte, murs grattés, pub Topy, mobilier bistrot dispersé dans la salle et envoyez la chausse. Derrière le petit comptoir en bois sculpté, Nora pioche dans ses racines allemandes (mais pas seulement) pour régaler les apéroteurs : éclatante salade betterave-orange dans une vinaigrette au raifort, dodus knödel au comté escortés de chou fermenté, obatzda (préparation au fromage bavaroise) à tartiner, mais aussi, en plus sudiste, assiette d'anchois à l'huile ou œuf mayo à l'aïoli. Pour l'hydratation, une proposition naturaliste qui en a sous le pied. À noter que La Cordonnerie sert aussi dès le matin des cafés signés Trinci et des cookies pour un petit-déjeuner cosy en terrasse sur la petite rue piétonne. La Cordonnerie, un lieu bien dans ses pompes !

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3. Mettre la focale sur l'œuvre de l'icône de la photo Lee Miller

Artiste, muse et mannequin dont la trajectoire exceptionnelle fut le sujet d’un biopic sorti en salles en 2024, Lee Miller fera l’objet d’une grande rétrospective au printemps 2026 au musée d’Art moderne. Organisée en collaboration avec la Tate Britain et l’Art Institute de Chicago, l’expo retracera toute l’ampleur et la diversité de son œuvre en tant que photographe : mode, paysage ou portraits mais aussi reportages de guerre dans les années 40. Une traversée artistique et biographique qui fera voyager le visiteur par le biais de clichés pris dans une vie en constant mouvement.

  • Que faire
  • Vivre en Ville

À l’approche du printemps et après une cuvée 2025 fréquentée par 550 000 visiteurs (oui oui), le démesuré parc planté dans le 92 a annoncé le retour du 4 au 19 avril 2026 de sa célébration d’Hanami, cette fête nippone honorant la période de floraison des sakura (les cerisiers). Comme tous les ans, l’attraction principale aura lieu dans le parc de 180 hectares où l’on trouve une collection unique de centaines d’arbres, avec, d’un point de vue colorimétrique, plutôt des fleurs blanches dans le bosquet nord – le plus impressionnant avec ses 144 spécimens – et des roses dans le sud. Outre la contemplation des sakuras, à zieuter cette année depuis une passerelle culminant à six mètres, le domaine se tapissera de plans en lien avec l’événement et la culture japonaise, dont plusieurs premières à Sceaux. On verra par exemple la performance de maîtres du cerf-volant, spécialement venus du Japon, ou une démonstration de spogomi, une discipline créée en 2008 à mi-chemin du sport et de l’écologie. Aussi sur le programme : la possibilité de déposer un souhait dans un « arbre à vœux » ; assister à des concerts de taïko, l’art du tambour, à un spectacle itinérant en trois actes ou être bercé par des contes japonais au milieu du bosquet. Mais la grosse nouveauté de l’année, c’est la mise en place d’un formulaire de réservation pour accéder gratuitement au bosquet nord afin de limiter l’accès quotidien à 3 500 personnes.

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  • Musique

Le club subpériphérique Kilomètre25 et la ferme festive Jardin 21, tous deux situés à la Villette, ont annoncé leur retour dans le circuit le jeudi 2 avril. Concrètement, ce soir-là, vous aurez la possibilité de baguenauder gratuitement (oui oui) entre les différents lieux : dès 19h et jusqu’à 2h à Jardin21 avec DJ sets et coups à boire entre les bacs de fleurs ; puis, de 23h à 6h à Kilomètre25, avec un B2B en all night long de Koboyo et Camille Doe, résidents du lieu respectifs chef(fe)s des soirées et collectif Exil Factory et Gogo Green, pour une ambiance qui devrait flirter entre la techno, la tech house ou la bass music. Bonus ce soir-là : la possibilité de voir Photo, no photo à Mia Mao (autre lieu des proprios des deux lieux suscités), une rétrospective figurant les clichés de ses quatre résidents Fany Bardin, Iheb Fehri, Chlonotpi et Romain Guédé. Une fois ce jeudi soir encaissé, les plus vaillants pourront poursuivre (ce sera payant cette fois-ci) tout le week-end à Kilomètre25 avec deux soirées chronométrées de minuit à 9h.

  • Gastronomique
  • 16e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans le 16e, le chef Julien Dumas a affrété en février 2025 la ronronnante Pergolèse pour la transformer en cette Zostera (une plante aquatique) cinglant vers la gastronomie marine. L’ancien chef du Lucas Carton et du Saint-James, très investi dans la pêche durable, garde toujours une main pour le petit bateau dans ses menus iodés, dont une formule déjeuner à 55 € au rapport qualité-prix insensé. Ce midi-là, avec un jazz en fond et entouré d’avocats fêtant une victoire, on assiste, dans le menu à 99 €, à un défilé de textures, de condiments et de sauces sans fausse note : huître et esturgeon sous un sabayon de betterave fumée et fumet de poisson ; Saint-Jacques en cuisson lente, incroyablement fondante, escortée d’une émulsion de verjus et d’un condiment de corail ; vive à la chair dense, acidulée par de la bergamote… Sans oublier son plat star d’Insta, de l’encornet cru ciselé, enserrant riz à sushi et dorade face dans un miroir d’encre. Et en dessert ? Un mariage improbable mais splendide d’oursin, de glace à la noix et de yuzu. Le livre de cave à la profondeur d’une fosse marine classe les crus selon les prix (bonne idée !) : anjou Balade en Chenin du clos Galerne à 45 €, Savigny-les-Beaune de Simon Bize à 145 €… Bref, mettez le cap sur le 16e, vous ne serez pas déçu.

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  • Art

Martin Parr est éternel. Décédé en décembre dernier, le culte photographe britannique continue en effet à plus que jamais occuper les cimaises parisiennes. Alors que son exposition Global Warning fait chauffer les tourniquets du Jeu de Paume, une rétrospective parallèle se déploie jusqu'au 30 mai dans la galerie Clémentine de la Ferronnière. Le tout en accès libre. Elle aussi préparée en collaboration directe avec l’artiste, cette expo célébrera la série Small World – qui occupe également une section au Jeu de Paume –, initialement éditée en 1995 avant d’être constamment mise à jour par Martin Parr. Lequel a concentré son regard acide et sa focale – avec flashs et contrastes poussés à fond de rigueur – sur les phénomènes de consommation et plus précisément son pan touristique. Ou comment shooter l’absurde de ces comportements humains aussi convulsifs et codifiés qu'infiniment décalqués. Parmi les clichés présentés, on repère cette partie d’échecs dans les fumants thermes de Budapest, ces dizaines de gens tentant de redresser la tour de Pise, ces tours Eiffel multicolores, ces cartes postales en bord de pistes, ce parapluie point de rencontre sur la place Saint-Marc ou la Joconde photographiée à bout de bras et sans trop regarder.

  • Art

Le 7 octobre 2023, plus de 1 200 Israéliens ont perdu la vie lors des attaques menées par les forces du Hamas. Depuis, la riposte de l'armée israélienne sur la bande de Gaza a fait plus de 70 000 morts palestiniens. Un bilan qui a conduit plusieurs instances internationales à évoquer le terme de génocide. Deux années d'une guerre qui a ravivé des blessures séculaires et redessiné les contours de traumatismes déjà profonds. Dans ce contexte de violence extrême, les reporters internationaux se heurtent à un obstacle supplémentaire : l'interdiction d'accès à Gaza imposée par les autorités israéliennes. Face à ce vide documentaire, comment continuer à témoigner ? C'est la question à laquelle Thomas Dévényi a choisi de répondre par le mouvement. Depuis le printemps 2023, il parcourt la région, appareil en main, cherchant à saisir ce que le conflit laisse visible depuis ses marges. De la frontière libanaise au nord aux kibboutz qui jouxtent Gaza au sud, de la vallée du Jourdain aux camps de réfugiés de Cisjordanie occupée, Dévényi a traversé les lignes géographiques et symboliques qui fracturent ce territoire. Son travail ne prétend pas supplanter ce qui ne peut être montré, il l'encadre, l'annonce, l'éclaire par le contexte. C'est le fruit de ces deux années de terrain que la galerie Spot a l'honneur de présenter sous le titre De part et d'autre. Une exposition qui est aussi un engagement : la totalité des tirages mis en vente sera reversée au profit de Médecins du Monde, organisation présente directement dans la bande de Gaza et dans les zones enclavées de Cisjordanie. L'exposition ouvre ses portes le jeudi 26 mars 2026 au soir, avec un vernissage à partir de 18h30. Une occasion rare de rencontrer un travail photographique qui refuse l'impuissance face à la censure, et choisit, à la place, de déplacer le regard.

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  • Bars à tapas
  • République
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Remplaçant Les Voisins, adresse sans histoire de cette calme rue du 10e, l'Oursin est devenu en quelques mois le rendez-vous modeux où il faut être vu et avoir bu. New-Yorkais sapés venus chercher leur shoot de "vraypahri", salariés des galeries alentour et curieux désirant respirer l'époque, tous se piquent (lol) d'apéroter à l'Oursin. Ne soyez pas dupe de ce faux air de rade pompidolien avec miroirs fumés, néon et opaline, ici les tables s'arrachent plus vite qu'une place de concert de Rosalía. Pas de résa ? Pas d'espoir hors d'un bout de comptoir ! Aux manettes, on ne trouve même pas une équipe de chevronnés de la limonade mais une bande de vingtainaires plutôt débutants : Hippolyte et Aristide Cochin, Louis Plichet (des Enfants Perdus) et la cheffe autodidacte Louise Perry. Celle-ci propose une carte de recettes d'un peu partout (qui arrivent dans leur plat alu pour faire popotte popu) : très protéinées tsukune (boulettes de poulet grillées) à tremper dans un jaune d'œuf, escalope milanaise balaise, ou un panier de pommes allumettes bien crousti… Toute cette hype vous donne soif ? Piochez une bouteille nature à la courte carte italo-française.

  • Art

Le 28 avril 2025, Vassili Schneider, dernier-né de la fratrie, recevait le Molière de la révélation masculine pour son rôle dans La prochaine fois que tu mordras la poussière, adaptation scénique du roman de Panayotis Pascot, mise en scène par Paul Pascot. Aujourd’hui, la pièce revient à Paris, au Théâtre Montparnasse, du 31 mars au 17 avril 2026, pour une série volontairement resserrée de dix dates.

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  • Art
  • Chaillot
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Les produits de beauté coréens sont devenus incontournables. Un phénomène K-pop, K-drama et compagnie que le musée Guimet s'attache à replacer dans son contexte avec « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène », visible du 18 mars au 6 juillet 2026, pour les 140 ans des relations diplomatiques franco-coréennes. Pour retracer l'évolution de ce concept, l'exposition remonte près de 300 ans en arrière, à la fin de l'époque Joseon, pour explorer les canons de beauté de l'époque — féminins surtout, masculins à la marge — immortalisés par des artistes comme Shin Yun-bok. Une introduction qui pose les bases historiques et montre comment cet idéal irrigue encore aujourd'hui des disciplines aussi diverses que la mode, le manhwa ou le webtoon. L'exposition ne lésine pas sur les pièces rares, entre les fonds du musée, l'un des plus importants d'Europe, et des trésors nationaux prêtés par des institutions coréennes. La démarche rappelle celle de l'exposition « Manga, tout un art ! », du même Guimet — et on lui prédit un succès similaire. On regrettera simplement qu'elle soit un peu moins généreuse que cette dernière, car le sujet est fascinant et aurait mérité qu'on s'y attarde davantage, malgré la belle variété de sources et de médias réunis.

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